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LES BONNES RESOLUTIONS POUR SEPTEMBRE (12)
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Sophrologie et intelligence émotionnelle

Nous entendons régulièrement parler de sophrologie et d’intelligence émotionnelle.

De par mon expérience de vie, en tant que sophrologue installée et suite à de nombreuses lectures, à mon sens il y a un véritable lien entre la pratique de la sophrologie et l’intelligence émotionnelle.

Tout d’abord, définissions la sophrologie.

La sophrologie est une pratique psycho-corporelle.

Il s’agit d’une technique simple et accessible à tous grâce à des exercices de respiration, des exercices corporels dynamiques et de la visualisation positive afin de pouvoir permettre aux personnes de travailler sur un ou plusieurs points de leur vie.

On va alors donner aux personnes la possibilité de mobiliser leurs capacités et ainsi faire face de manière sans doute plus sereine aux désagréments du quotidien.

Elle permet aussi de travailler, entre autres, sur la conscience de soi, sur la régulation de ses émotions. C’est là que je la trouve intéressante et en total lien avec l’intelligence émotionnelle.

L’intelligence émotionnelle, quant à elle, permet aussi de prendre ou reprendre contact avec ses propres compétences pour faire face efficacement aux pressions de son environnement.

Tout comme la sophrologie, son but étant de mobiliser le positif vécu et ses émotions pour que cela nous serve.

Prendre conscience de ce qui se passe en nous et mieux se connaître pour évoluer plus sereinement avec son environnement (situations, personnes, etc.).

Tout cela s’apprend, se découvre, s’explore et accompagnera tout un chacun de manière positive dans une société toujours plus vive, exigeante, changeante et en mouvement. L’intelligence émotionnelle accompagne aussi dans sa vie professionnelle, familiale et affective.


Et quelles sont ces émotions…. ?

On peut observer 4 émotions, les plus « connues » :

  • La joie
  • La colère
  • La tristesse
  • La peur

Auxquelles on peut rajouter :

  • La surprise
  • Le dégoût

Ces deux dernières étant plus souvent utiliser par nos collègues psychologues.

Il peut aussi y avoir un mélange, une combinaison d’émotions. La culpabilité peut être un mélange de honte, de peur et de colère. Et pour chacune de ces émotions, des mots qui peuvent être posés dessus.

Colère : furieux, énervé, agacé

Joie : heureux, content, bien, gai

L’intelligence émotionnelle c’est ça aussi: poser des mots pour soi sur ce que l’on ressent.  Et c’est en étant centré sur soi, en étant à sa propre écoute que l’on arrive à cela. 

Une meilleure conscience de soi, de son corps, de ses émotions permet de :

  • Mieux définir et connaître les émotions qui nous traversent
  • Définir ses propres limites dans un contexte donné
  • Prendre du recul quand nécessaire
  • Être dans l’action et non dans la subir ou d’être dans la réaction 

Une émotion peut être dite positive ou négative.

Mais en réalité, il n’y en a aucune qui soit positive ou négative, elles sont. Et dédramatisons ce terme… tout être humain ressent des émotions. Nous sommes tous fait ainsi.  Les accueillir, les exprimer, les observer et les décoder ne fera que nous permettre de mieux nous connaitre pour mieux agir.

Il s’agit d’un curseur intérieur pour savoir où l’on en est.

Cependant, on observe que dans bons nombres de situations, montrer ou parler de ses émotions peut être préjudiciable. Sauf que l’on oublie trop souvent que se relier à ses émotions et les exprimer à l’autre permet aussi de se connecter à ce qui nous entoure. La communication est alors établie, les personnes se sentent alors prises en considération. Remettre du lien avec soi, permet de remettre du lien avec les autres.

En sophrologie, nous accompagnons des personnes qui savent, ou plutôt sentent, qu’elles ne connaissent pas ou gèrent mal leurs émotions. En fin de séance, lors du feedback, nous les invitons à décrire leurs sensations et leurs émotions. Cela permet à la personne d’utiliser des mots et de les placer sur ce qu’elles ont ressenti, physiquement et émotionnellement pendant une séance.


En pratique…

Je vous propose maintenant un exercice. Lisez-le, relisez-le, imprégnez-vous-en et pratiquez-le autant de fois que vous le souhaitez :

“Installez-vous confortablement assis sur un siège, en tous cas dans la position qui vous convient le mieux. Je vous invite à revisiter une situation « problématique » d’il y a 2-3 jours qui vous a provoqué une émotion. Attention, ne prenez pas quelque chose de trop grave, trop lourd ou de trop lointain dans votre passé. Juste pour qu’en faisant cet expérience seul, chez vous, cela reste confortable.

Voilà, vous avez la situation en tête. Observez…. Peut-être ressentez-vous déjà des sensations corporelles, agréables ou désagréables par rapport à cette situation.

Prenez-en juste note et posez des mots dessus, pour vous, à l’intérieur de vous. Faites tout cela sans jugement et avec bienveillance.

Posez-vous des questions comme : 

  • Qu’est-ce que ça me provoque ?
  • Est-ce que je suis triste, en colère, joyeux, etc… ?
  • Qu’est-ce que je ressens ?

Vous allez maintenant écrire trois mots liés à ses ressentis, sensations, émotions sur un bout de feuille blanche ou un post-it. Pliez cet écrit et laissez-le de côté.

Et maintenant, prenez contact avec vos points d’appuis. Vos pieds sur le sol, vos cuisses et muscles fessiers sur votre siège. Puis vos mains posées sur le siège ou vos cuisses.

Prenez contact avec votre respiration. Sans la modifier, juste l’observer. Voyez comme elle va et vient, où elle se place… Respirez… Elle est ce qu’elle est. Elle vous accompagne dans tous les moments de votre vie. Toujours avec bienveillance et non-jugement observer comment elle est : fluide, courte, ample, superficielle, etc.

Puis passez comme un scanner de la tête aux pieds en relâchant chaque muscle, chaque partie de votre corps. Prenez bien le temps de détendre ce que j’appelle les points clés : les mâchoires, les épaules, le ventre, le bassin, les mains, les cuisses et les pieds.

A nouveau, observer… voyez comment vous êtes, comment vous vous sentez. Peut-être plus présent à vous-même, plus détendu, apaisé.


Et maintenant quand vous êtes prêt, recontactez les sensations ou émotions négatives que vous aurez envie de sortir de vous. Repérez celles qui ne vous sont pas agréables et prenez une grande inspiration. Tout en étant en apnée, fermez vos poings, placez dans vos poings ce dont vous voulez vous débarrasser, montez vos épaules aux oreilles et secouez vos bras de haut en bas, plus ou moins fortement, mais tout en veillant à ce que cela soit confortable pour vous. Une fois que vous ne pouvez plus tenir en apnée, expirez fortement en relâchant les épaules et en ouvrant les poings.

Faites l’exercice trois fois de suite.


Maintenant reprenez la situation… il y avait des choses peu agréables, mais essayez de voir ce qu’il y avait de positif en elle.

Voilà, vous avez ce positif à l’esprit. Maintenant, prenez une grande inspiration, donner plus de présence à ce positif et ouvrez vos bras largement de part et d’autre de votre corps en montant les mains au-dessus de votre tête. Et sur l’expiration, venez comme répartir ce positif du haut de votre corps jusqu’au pieds. Soit en ayant vos mains à quelques centimètres de votre corps, soit en touchant votre corps.

Refaites l’exercice trois fois.

Une fois ces deux exercices faits, savourez-en les bénéfices puis bougez vos pieds, vos mains, baillez, étirez-vous et faites tous les mouvements qui vous semblent nécessaire pour revenir dans un état plus actif et retrouver votre tonus habituel. Ouvrez les yeux en dernier, et pourquoi pas en les ouvrant comme si c’était la première fois, avec une regard autre sur vous-même et vos émotions.

Reprenez une dernière fois la situation… comment est-elle maintenant pour vous ?

  • Le désagréable est-il toujours aussi présent ?
  • L’agréable est-il plus présent ?
  • Était-ce aussi grave ?
  • Comment est-ce que je me sens maintenant ?

Reprenez un nouveau bout de feuille blanche ou un nouveau post-it (pas le même que le premier) et écrivez trois mots après avoir fait cette courte séance.

Observer… voyez comme votre perception de la situation à changer.”


Par des exercices simples de sophrologie comme celui-ci ainsi que par une observation de son intérieur et de ses émotions via les principes d’intelligence émotionnelle, nous revenons à un état de sérénité, une meilleure connaissance de soi et vers une communication bienveillante avec les autres.

D’autres principes font partis de la sophrologie et de l’intelligence émotionnelle. J’aurai grand plaisir à écrire à nouveau sur le sujet !

Une dernière chose, rappelons-nous cette citation  :

« Face à un problème, si je peux faire quelque chose, il est inutile de m’inquiéter. Si je ne peux rien faire, il n’est pas utile de m’inquiéter ».

Dalaï-Lama

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