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Yannick, 32 ans, « start-uper » et au bout du rouleau!
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Yannick, 32 ans, « start-uper » et au bout du rouleau!

Yannick, 32 ans, « start-uper » et au bout du rouleau. En avril dernier, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Yannick le gérant d’un belle start-up lyonnaise qui se développe très bien. Sauf qu’un jour il se retrouve catapulter à la position de dirigeant ET manager sans y être préparé. Et là il perd pied.
Manager start-up coaching – management bienveillant
NordWood Themes – Unsplash

Management bienveillant : pour start-up ou grandes entreprises ?

Yannick, 32 ans, « start-uper » et au bout du rouleau.

En avril dernier, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Yannick le gérant d’une belle start-up lyonnaise qui se développe très bien.

Yannick, 32 ans, son gérant a commencé son aventure entrepreneuriale dans le domaine de l’intelligence artificielle il y a trois ans. Il a très rapidement engagé deux personnes, puis 4, puis 8 et après 18 mois ils sont maintenant 12 dans l’équipe.

Sa solution : accompagner les entreprises à améliorer leur process qualité.

Son pourquoi : ayant vécu le poids des procédures avant de se lancer en tant qu’entrepreneur, il veut alléger les collaborateurs d’une entreprise de la partie process. Donc augmenter la rentabilité des entreprises qui le sollicite en gagnant du temps.

Nick Shuliahin – Unsplash

Et là il perd pied. Gérer la partie RH, produire, assister aux réunions, répondre aux clients, assurer ses RDV, conserver une bonne ambiance de travail et d’autres nombreuses tâches incombant à tout dirigeant… Yannick se sent débordé.

Le management, oui il connaissait mais il n’avait jamais été manager auparavant.

Il commence à ressentir de la fatigue, une perte d’énergie, « trop de choses dans la tête » comme il me le confie, il commence à être irritable et ses collaborateurs le ressentent.

A la maison, c’est pareil. Sa compagne le trouve peu motivé et lui reproche d’être le plus clair de son temps au bureau. Équilibre vie personnelle/vie professionnelle… zéro.

Début 2019, il commence à vraiment être épuisé : il stoppe tout, se prend un vrai weekend de 3 jours et il en arrive à la conclusion d’un début de burn-out entrepreneurial.

Et oui, le burn-out peut également toucher les entrepreneurs !

Il entend parler de moi via son cousin qui travaille dans une belle entreprise du CAC 40 et dans laquelle j’étais intervenue auprès des salariés.

Un jour le téléphone sonne, et je rencontre la voix de Yannick. Je me rappelle très bien sa première question après quelques phrases : « est-ce que le management bienveillant pourrait m’aider ? ». J’ai souri.

Et sa deuxième question aussi je m’en souviens parfaitement : « le management bienveillant s’applique-t-il aux petites entreprises aussi ? ». Je me revois à nouveau sourire.

Cela m’a provoqué de la surprise et de l’amusement. Mais quand m^me cela me posait question.

Nous continuons l’échange, nous raccrochons. Je me demande : « mais pourquoi ces questions inédites ? Quelle image le management bienveillant renvoie-t-il ? ».

Et bien oui, c’est bel et bien l’image que ce principe renvoi : une possibilité uniquement pour grandes entreprises.

Et non, le management bienveillant s’adresse à toutes les personnes qui en ont besoin. Et je parle bien de besoin.

A la fois c’est dommage, mais c’est ce qui m’a permis de me pencher sur le sujet et d’écrire cet article.

Austin Distel – Unsplash

Tout d’abord, qu’est-ce que le management bienveillant.

Ma définition : c’est bien veiller sur soi et poser un cadre agréable pour soi professionnellement parlant. Le manager ou dirigeant en étant bienveillant envers soi saura ensuite poser ce cadre pour son équipe. Si si… il le saura. En tout cas, dans mes accompagnements je mets l’autonomie et la transmission de ressources pour se faire. Il en va donc de l’expérience au savoir-faire et à l’apprentissage afin qu’il soit automne et garant de ce cadre bienveillant.

Le management bienveillant n’est pas un concept. Il s’agit d’un comportement qui s’acquiert comme tout processus d’apprentissage. 

Comment se met en place un accompagnement?

Tout d’abord il s’agit de comprendre votre contexte. Définir vos besoins et en tout cas clarifier ce qui se passe pour vous et votre organisation. Quels sont les impacts de ce que vous vivez dans votre quotidien.

Détendons-nous également avec ce principe de masques. Nous le faisons tous de manière inconsciente… Vous n’êtes pas à 100% le même au travail, en intimité familial ou avec vos plus proches amis !

Rappel : nous ne sommes pas coupés en deux, avec un côté personnel et un côté professionnel. Nous sommes une personne, avec des comportements différents selon où nous nous trouvons, face à qui nous nous trouvons et selon le masque que nous devons porter pour être accord avec l’image que nous voulons renvoyer.

Ensuite, il s’agira de focaliser sur ce qui se passe pour Yannick… Émotionnellement, mentalement. Quels processus sont entravant et comment lever ces blocages. Redonner des solutions et des ressources d’auto-régulation transposables à soi et à l’équipe.

La communication est un autre véritable pilier. Communiquer avec les autres mais aussi avec soi. Comprendre ce qui se passe pour soi avant tout afin de pouvoir l’exprimer (ou pas) aux autres. Cela permet de clarifier et d’apaiser les parties de soi criantes. Viens la pérennisation de ce qui a été explorer durant l’accompagnement : ça c’est primordial ! 

Nik MacMillan – Unsplash

Et Yannick dans tout ça !?

Yannick s’est lancé dans l’aventure du coaching en management bienveillant. Je ne peux parler à sa place, alors voici son témoignage sur cet accompagnement :

« En arrivant dans ce coaching, je me sentais déstabilisé dans mon activité alors que l’entreprise était en constante croissance. Mon entreprise se développait, certes, mais personnellement je me sentais régresser.

J’ai vécu un boom professionnel passionnant. Ma solution plaisait aux entreprises mais j’y passais beaucoup trop de temps, je ne voyais plus mes amis, j’étais fatigué et tellement d’autres choses pas agréables quand je regarde en arrière ! Il fallait atteindre les objectifs fixés pour pouvoir assurer.

J’avais déjà lu plusieurs articles sur le management bienveillant en étant persuadé que cela n’était que pour les grands groupes.

On me parle alors de Saliha et de son approche.

J’avoue que j’ai attendu plusieurs jours avant d’appeler et mon déclic fût une conversation avec Fanny ma compagne. Elle m’a juste mis la réalité en face… sur des détails pour moi. Sauf qu’ils se répétaient.

Je prends mon courage à deux mains, oui c’était vraiment ce que je me suis senti faire, et j’ai appelé Saliha. Déjà on a simplement échangé. J’ai bénéficié de son entretien offert. Quand j’ai raccroché je me suis dit : 1) elle est sympa 2) on vient de passer une heure à échanger et je sais que je peux changer les choses ! C’est comme j’y voyais plus clair.

Honnêtement je me suis lancé ensuite dans le coaching sans trop savoir. J’avais déjà été coaché quand j’étais en incubateur. Mais là, whaouh ! C’était fort.

Aujourd’hui, je me sens serein. J’ai appris pleins de choses, comme réguler mon stress. Je sais que j’ai mis en place des points à surveiller pour moi mais aussi mon équipe. 

Je me suis remis sur de bons rails et je suis 100 fois plus opérationnel. Avec l’enthousiasme du début !

Mon entreprise s’est même vu croitre encore de 20% dès le deuxième mois d’accompagnement.

Bref, le management bienveillant c’est pour tous ceux qui se sentent avoir besoin de relativiser dans leur job. Qui doivent gérer une équipe, qui veulent atteindre les objectifs sereinement.

En tout cas, j’ai investi sur moi et j’en suis fier ! »

Le mot de la fin :

« Je suis conscient et responsable de ma peur, l’autre n’a pas conscience de ce que je vis face à son comportement. »

Partir de soi pour permettre aux autres d’évoluer sereinement.

Faire une démarche personnelle pour qu’elle reflète sur le collectif.

Bien veiller sur soi pour être bienveillant avec les autres.

Se connaitre pour être performant.

Voilà la vocation du management bienveillant à mon humble avis…

Saliha HIOUL.

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